suite de la bio et photos
Simple Plan prend ainsi officiellement son envol. Le groupe enregistre ensuite une série de démos. Au même moment, Simple Plan commence à se produire dans la région de Montréal en plus de participer à plusieurs festivals d'envergure comme le Vans Warped Tour 2001, le EdgeFest II et le Snow Jam à Toronto.
Malgré tous ses engagements, le groupe ne cesse jamais de répéter pour peaufiner ses chansons pour y incorporer des rythmes accrocheurs, des mélodies entraînantes et des refrains infectieux. "Nous avons toujours aimé l'énergie brute du punk alors chaque pièce que l'on écrit doit tenir compte de cette dimension, raconte Chuck. Sinon, on s'ennuie et bien que nos chansons soient accrocheuses, elles ne sont pas pop pour autant. On y retrouve toujours un certain niveau de colère et d'intensité." Les chansons de Simple Plan sont méticuleusement composées par Chuck et Pierre et sont ensuite remodelées par le groupe.
"Jeff nous arrive toujours avec des textures de guitare hallucinantes et Seb est fantastique pour les arrangements alors que David est vraiment fort pour les harmonies", résume Pierre.
Tout en préparant les fondations d'un premier album, Simple Plan récolte le fruit de ses efforts alors que Lava Records, une filiale du géant américain Atlantic démontre beaucoup d'intérêt à son endroit. Le groupe signe avec Lava/Atlantic en 2001 et continue de préparer son premier album.
"Après avoir terminé la composition de l'album, on s'est rendus compte que nos pièces étaient musicalement accrocheuses alors que les textes étaient plutôt émotifs, raconte Chuck. Nous pensions qu'il s'agissait d'un contraste intéressant. Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas satisfaits de ce qui se passe dans leur vie et c'est aussi vrai pour nous. C'est dur de vieillir et de trouver sa place. Nous sommes au début de la vingtaine, mais nous nous sentons encore jeunes. Le fait d'être dans un groupe nous permet d'allonger notre adolescence."
L'album "No pads, no helmets… Just balls " a été enregistré au Studio Arnyard d'Arnold Lanni à qui l'ont doit notamment la réalisation de certains albums de Our Lady Peace. L'enregistrement a cependant nécessité quelques voyages aux États-Unis afin de permettre à des amis du groupe d'y participer. Simple Plan s'est d'abord rendu à Buffalo, dans l'état de New York, pour enregistrer une collaboration avec Joel Madden de Good Charlotte qui a prêté sa voix à " You don't mean anything to me ". Le groupe a également eu l'aide d'un autre ami célèbre, Mark Hoppus de Blink 182 qui fait des chœurs sur " I'd do anything."
"Nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons joué avec Blink à l'époque de Reset et nous sommes restés en contact. Nous sommes allés à San Diego pour enregistrer sa collaboration. Mark est tellement terre-à-terre. Ils nous a fait visiter la ville et nous a invité à déjeuner chez lui. Nous avons passé la journée avec lui et quand nous sommes allés au studio, il a pris son temps pour faire ce que nous recherchions et il a été parfait ", se souvient Chuck. " No pads, no helmets… Just balls " parait en mars 2002, mais le groupe a déjà une belle carte de visite alors que son premier extrait, " I'm just a kid ", se retrouve sur la trame sonore du film " The new guy ". Le succès est presque instantané. Le groupe est invité à participer au Jam des Neiges de MusiquePlus qui se déroule au Stade Percival-Molson de l'Université McGill. Immédiatement après, la formation doit faire ses valises car Sugar Ray lui a demandé d'assurer la première partie d'une série de concerts aux États-Unis. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, le groupe participe ensuite à la tournée Pop Disaster qui réunit Blink 182, Green Day, Weezer et Jimmy Eat World. Pendant ce temps, " No pads, no helmets… Just balls " connaît énormément de succès au Japon.
Au cours de l'été 2002, Simple Plan continue de surfer sur sa vague de popularité en participant à une bonne partie du Vans Warped Tour 2002 dont l'édition de Montréal. Les gars n'ont cependant pas l'intention de s'asseoir sur leurs lauriers et vont continuer de travailler.
"Au début, on voulait s'assurer que chaque chanson était spéciale, maintenant on veut seulement pouvoir jouer tous les jours, avoue Chuck. Nous n'avons pas besoin de congés. Nous allons être sur la route pendant deux ans. Ça représente bien notre nom. Nous avons ce plan simple qui est d'être sur la route et de rencontrer des gens et de se faire de nouveaux amis et de simplement voir qui nous aime."
Le plan est simple, et l'idée générale l'est aussi : s'amuser en faisant ce qu'ils aiment le plus au monde. Avec une telle attitude, Simple Plan ne peut se tromper.